L'ATELIER BRUXELLOIS

Aquarelles

Julie River dessine depuis l’enfance, partout, tout le temps. À vingt ans, elle obtient un premier prix de dessin pur (crayon/encre de Chine) en académie. Elle se perfectionne dans divers ateliers de formation.
Depuis, sa plume ne la quitte pas. Dans cette technique où l’erreur ne pardonne pas, le trait indélébile devient pour elle comme un défi qui l’amuse, la passionne.
Dans la douceur de ses jardins, Julie River affirme sa fantaisie en y représentant des personnages étranges, souvent insectes hybrides plongés dans un décor. On est alors transporté dans un autre monde, un théâtre de verdure où bois et feuillages sont devenus scène et rideaux. Chacun des personnages semble se complaire dans sa parodie théâtrale, nous rappelant à nous, humains, que toujours la dérision est de mise. Nous faisant nous poser la question de savoir : mais qui sont-ils ? Qui sommes-nous ?
Il faut dire que cette artiste se définit comme existentialiste, poussant à l’obsession la différenciation non évidente entre réel et non réel.
Les aquarelles, travaillées de manière non conformiste sont, le plus souvent, superposées en cinq ou six couches, exigeant un travail long et minutieux.
La précision, dans cette phase, est fondamentale. Dans ses éclaboussures de couleurs, l’artiste jongle avec les coups de plume, sûrs, rapides, donnant au dessin rythme, mouvement, vie, tout simplement.
Peu à peu transporté par la dynamique de la composition et la finesse du trait, chacun de nous entre en symbiose avec le sujet. On devient par instants l’insecte lui-même. On le voit bouger. On entend sa voix… (il nous parle puisque Julie River intègre délicatement des mots emplis de poésie dans ses dessins). Enfin, on s’interroge.
L’on dirait que chez elle tout porte à plus d’humilité. Et puis, ce monde des insectes, finalement, n’est-il pas, comme dans beaucoup de choses que fait cette artiste, sujet à respecter la différence ? Car, respect de l’autre, différent, amour de l’autre dans sa globalité, sont, sans doute, les grands principes de vie de Julie River.

Acryliques

Ce n’est que récemment, dans son appart’ atelier bruxellois, que Julie River s’est prise de passion pour l’acrylique.
Son thème privilégié : l’eau.
Sur le bois, l’artiste lance avec force et intensité ses coups de brosse laissant les bleus et les blancs s’entrelacer en torrents et cascades, en jaillissements et tourbillons. Ci et là, un ours blanc en perdition ou quelques gouttes de sang nous rappellent les dégradations de notre planète, nous alertent. Cependant, chaque tableau reste un enchantement empli de vagues de bonheur et de vibrations de vie.

Julie River nous engage à chaque fois sur une fréquence de passion et de joie.
N.P.L.